Époque romane (XIe-XIIe s.)

Le réveil de l’Occident

L’époque dite romane

L’époque romane couvre les XIe s. et XIIe s. Durant ces deux siècles, l’Europe connaît un essor culturel marqué par le retour à l’héritage romain des peuples de langues romanes, d’où le qualificatif « roman ».

Des conditions favorables

Le XIe correspond justement au grand réveil de l’Occident qui s’étale jusqu’au XIIe Les améliorations touchent tous les domaines :

  • Fin des invasions vikings avec la création d’un duché normand
  • Améliorations des conditions de vie
  • Lent accroissement de la population
  • Établissement d’institutions de paix et du cadre de la féodalité
  • Implantation de dynasties stables : capétiens, ottoniens, etc.
Carte de l'Europe au XII et XIIIe
Le monde occidental du XIIe au XIIIe s. (Duby G., Atlas historique mondial, Larousse, Paris, 1987², 2003, p. 59.)

L’art roman

La renaissance culturelle

Toutes ces conditions favorisent une renaissance culturelle connue sous le terme d’art roman. L’homme médiéval étant profondément croyant, le revival (renouveau) se manifeste essentiellement dans le domaine religieux :

  • développement des ordres monastiques, parmi lesquels clunisiens et cisterciens constituent les 2 grandes tendances
  • amplification des reconstructions amorcées en l’an 1000 et politique de mécénat architectural pratiquée par les seigneurs
  • développement sans précédent du pèlerinage intimement lié à la dévotion envers les reliques
  • 1ère croisade favorisant les contacts avec les mondes byzantin et musulman, pour le meilleur et pour le pire
  • réforme grégorienne qui met fin à la querelle des deux glaives et purifie les mœurs du clergé

Carte du monde roman

La vocation de l’art roman

C’est un art au service du recueillement, de la méditation et de la prière. L’homme roman est un contemplatif. Lorsqu’il observe l’harmonie qui régit la nature (le cosmos), c’est la manifestation de Dieu qu’il voit. Cette harmonie divine, il la traduit dans l’architecture sacrée par la recherche de l’équilibre, équilibre des proportions et surtout équilibre des forces. Ainsi son but est-il toujours de ramener les forces obliques à des charges, autrement-dit ramener une force d’écartement à une simple pesanteur.

Les formes de l’art roman

Cela entraîne des solutions variées dont la plus employée est la voûte en berceau.  C’est pourquoi, lorsqu’on dit « art roman », on pense tout de suite à des formes rondes et épaisses. Mais c’est loin d’être évident et le roman se caractérise par la diversité des solutions régionales.

Les symboles romans

L’autre grande clef de l’âme romane, après l’équilibre, c’est le symbole. La contemplation amène la représentation de symboles cosmiques. Les 2 grands symboles auxquels tous les autres se réfèrent sont l’arbre et le soleil.

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